Strasbourg, le 26 février 2009

Logements vides à Strasbourg

Réunion du 24 février 2009, au Cardek

Une dizaine d’associations et de partis étaient présents à la réunion de travail concernant les logements vides à Strasbourg, à l’invitation des Verts.

Le débat qui s’est engagé après la présentation du document de travail « Logements vides à Strasbourg, Éléments pour un débat » a permis de dégager un accord général sur son contenu et les propositions qu’il contient. Mais certains éléments débattus doivent permettre de le compléter.

Le premier d’entre eux porte sur l’accueil, l’insertion et le maintien dans les lieux des familles et des personnes connaissant des difficultés :

  • constat est qu’à ce jour il est estimé que 400 personnes sont « sans domicile fixe », que de nombreuses autres vivent dans des conditions indignes et des logements insalubres, il convient en priorité de :
  • leur assurer un logement pérenne en liaison étroite avec les différentes associations et organisations qui les recueillent et les aident à leur procurer un hébergement ou un logement,
  • se fondant sur le constat que le coût de l’hébergement provisoire est beaucoup plus important que celui du logement pérenne, il est préférable pour les « différentes collectivités » de s’investir dans la résorption des logements vacants, tant du point de vue social qu’économique.

Il conviendrait donc d’articuler le dispositif « structure pour remettre les logements vides sur le marché locatif » avec la mise en place d’un mode de coordination et de travail avec les associations et services chargés de l’insertion dans le logement des personnes connaissant des difficultés, pour :

  • leur assurer un accompagnement et un suivi de leur insertion dans leur nouveau logement,
  • garantir réellement leur maintien dans les lieux face aux difficultés qu’elles pourraient rencontrer,
  • leur apporter caution et garantie auprès des bailleurs.

Dans le cadre général de ce débat ont notamment été évoqués :

  • que la résorption d’une partie de ces logements vacants, contribuerait à la réalisation de l’engagement de la Ville de 1 500 logements par an,
  • éviterait de contribuer encore à l’étalement urbain, sans réaliser de nouvelles infrastructures desservant ces « logements existants », (3 500 logements à raison de 180 logements/hectare nécessitent un terrain d’assiette de l’ordre d’une vingtaine d’hectares),
  • induirait une véritable « mixité sociale » en centre ville en rendant ces logements accessibles aux personnes et familles ayant accès au logement social,
  • qu’une action volontariste de la collectivité dans la remise sur le marché locatif des ces logements vides permettrait de provoquer du flux dans ce marché aujourd’hui très restreint,
  • et pourrait provoquer, si l’action est menée avec vigueur, une fluidité du marché, et très probablement une baisse des loyers,
  • que la réalisation de travaux concernant les économies d’énergies doit conduire à une réduction significative des charges locatives,
  • que l’application du « droit local » concernant les personnes les plus démunies conduirait en cas de nécessité à une application effective du droit de réquisition.

L’insertion de ces éléments du débat, notamment le premier évoqué concernant le logement des personnes les plus démunies, permet de lui conférer un caractère de proposition collective.

Une fois exprimée le regret de l’absence d’élus Verts à cette réunion et soulignée l’autonomie du parti des Verts, et de l’engagement contractuel de ses élus au sein d’une majorité municipale, ont été abordées les suites à donner à cette première réunion :

  • soit une démarche collective vers le Maire pour lui exposer le problème des logements vides et l’engager à la mise en œuvre d’un travail de résorption de cette vacance à l’instar de ce qui est proposé dans le document de travail,
  • soit l’organisation d’un débat public s’orientant sur une interpellation de la Ville au sujet de ces logements vides.

L’ensemble des présents ont opté pour l’organisation d’un débat public au quel serait invité le Maire.

La trêve hivernale des expulsions prenant fin le 15 mars prochain, le choix symbolique de la date de cette réunion publique a été fixée au 14 mars prochain de 10 à 12h00.

La lettre d’invitation à ce débat sera proposée par les Verts aux associations présentes et, à l’ensemble de celles qui ont été initialement invitées au plus tard le 2 mars prochain, pour une réponse le 6 mars. Le document de travail sera complété pour prendre en compte les principaux éléments du débat. Le Dal 67 organise l’après midi même une manifestation contre les expulsions.

Les personnes présentes à cette réunion représentaient :

le Dal 67, le CREP, ATD Quart-Monde,le Collectif SDF Alsace, URHAG foyers de jeunes travailleurs, RESF 67, Médecins du Monde, l’AHBAK, le Parti de Gauche et Les Verts de Strasbourg.

Contact : Micha Andreieff : 03 88 61 49 88 et 06 81 80 33 81
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