Strasbourg, le 29 mars 2013
La pollution à Strasbourg : un danger qui ne peut se satisfaire du constat.

L’article que publient les Dna du 21 mars 2013 confirme, encore une fois, que la pollution sur notre région et sur Strasbourg en particulier est un véritable fléau qui n’est pas sérieusement pris en compte par nos collectivités. L’Agence pour la Surveillance Atmosphérique en Alsace (Asfa) surveille attentivement la pollution, ce qui est sa mission, mais interprète curieusement ses résultats au regard de la météorologie. Plus le vent est fort moins la pollution est dangereuse ! Pourvu qu’il y ait du vent en permanence et nous nous porterons mieux. C’est une façon de voir par trop optimiste, que la réalité vécue par les strasbourgeois dément. Le vent qui disperse la pollution, même s’il soulage les riverains, ne la réduit pas : ses effets demeurent et s’accumulent.

Vent ou pas vent la pollution est là, et la production de cette pollution est constante et les mesures prises aujourd’hui pour l’éradiquer sont inefficaces, quand elles existent.
La principale source de pollution à Strasbourg est pourtant depuis longtemps désignée, chacun en est informé, mais nos édiles veulent l’ignorer : la circulation sur l’A 35 qui traverse la ville. Que les personnes qui habitent dans un couloir de 200 mètres de part et d’autre de cette A35 soient réellement en danger (cancers, maladies cardiovasculaires et respiratoires, asthmes… toutes atteintes confirmées par les autorités sanitaires) ne conduit à aucune mesure concrète. Cette inaction pourrait-elle s’apparenter à une « non-assistance à personnes en danger » ?

Pourtant une hypothèse évidente serait à prendre en considération : juguler cette source, réduire massivement la circulation sur cette autoroute, jusqu’à rendre possible le rassemblement des parties deux de la ville qu’elle scinde actuellement.

La réduction de la circulation sur cette autoroute n’est envisageable que par l’agencement conjoint du développement des transports en commun, de la meilleure exploitation du réseau ferré et d’une refonte du réseau routier.

C’est l’hypothèse que nous examinons en espérant qu’elle conduira cette fois à un débat public.

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Les médecins de Paris s’alarment de la pollution atmosphérique. Appel des médecins de Paris, mardi 5 mars 2013

Strasbourg

Strasbourg

Les dernières données publiées confirment l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé des habitants des grandes villes.
La prévalence de l’asthme a progressé de 20% chez les enfants tandis que les personnes âgées et plus vulnérables voient leur risque cardiovasculaire et respiratoire augmenter.
La relation entre l’exposition aux particules fines, la morbidité et la mortalité cardio-vasculaires avait été établie par les travaux de l’American Heart Association ; l’étude européenne Aphekom la confirme.
Le Centre international de recherches sur le cancer (OMS) de Lyon a décidé le classement des particules fines en cancérogènes certains.
L’INVS évalue à 3 000 le nombre de décès annuels évitables par l’amélioration de la qualité de l’air des 9 principales villes françaises.
Les pathologies d’irritation des voies aériennes supérieures : pharyngites, trachéites, toux chroniques touchent de plus en plus nos patients.
Au total, ce sont 8 mois d’espérance de vie que la pollution de l’air retire à chaque Parisien.
La qualité de l’air à Paris s’est dégradée au point que l’Union européenne a entamé une procédure de sanctions contre la France qui aboutira quasi certainement au paiement de lourdes pénalités financières.
Nous, médecins parisiens, refusons l’indifférence face à cette atteinte à la santé de nos patients.
Nous alertons les pouvoirs publics sur la gravité de la situation.
Nous demandons que la santé de nos patients soit reconnue comme une priorité dans les décisions relatives à la pollution de l’air.
Nous demandons à l’Etat et à la Ville de Paris d’agir ensemble pour améliorer la qualité de l’air.
Nous appelons à une réglementation plus protectrice de la santé de la population, en accord avec les données scientifiques actuelles.

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Dna, le 25/03/2013

Vite dit au Conseil municipal. Particules fines : vite, des mesures

Le conseil municipal de cet après-midi sera l’occasion, pour Martine Calderoli du groupe d’opposition « UMP, UDI et Indépendants » de poser une question, au chapitre des interpellations, sur la qualité de l’air à Strasbourg. L’élue reviendra sur le récent épisode de concentration de particules fines – dont la cause est principalement la circulation automobile, aggravée par des conditions météorologiques défavorables – pour demander au maire ce qu’il compte prendre comme mesures.
Le conseil municipal de cet après-midi sera l’occasion, pour Martine Calderoli du groupe d’opposition « UMP, UDI et Indépendants » de poser une question, au chapitre des interpellations, sur la qualité de l’air à Strasbourg. L’élue reviendra sur le récent épisode de concentration de particules fines – dont la cause est principalement la circulation automobile, aggravée par des conditions météorologiques défavorables – pour demander au maire ce qu’il compte prendre comme mesures.
Qui rapporte l’existence d’une note datant de 2009 des services de la Ville qui alertaient Roland Ries sur « la nécessité de respecter le plan de protection de l’atmosphère et évoquaient les mesures effectuées par l’Aspa ainsi que les remèdes envisagés. »
Cette question est reportée au prochain conseil municipal.Cette question est reportée au prochain conseil municipal.